lundi 30 juillet 2018

Dénoncer les dealers



Les habitants de Sainte-Marguerite le crient haut et fort : l’insécurité règne dans le quartier. Trafics de stupéfiants, hausse des toxicomanes... Un groupe de citoyens réunis vient de publier un manifeste: ils veulent plus de patrouilles policières, des gardiens de la paix et ... une ligne d’appels anonymes pour dénoncer les dealers.

Un article paru dans " La Meuse " ce lundi 30 juillet 2018

samedi 28 juillet 2018

Photos-vintage


Mont-Saint-Martin dans les années '50 à '60



                                         Rue de Bruxelles et gare du Palais dans les années '70



                                                       rue St-Séverin

vendredi 27 juillet 2018

Un groupe de citoyens en colère ...



Formation d’un groupe de citoyens pour la reprise en main du quartier de Sainte-Marguerite

Jeudi 19 juillet à 19h, une dizaine d'habitants du quartier de Sainte-Marguerite se sont réunis pour
créer un "groupe de pression" apolitique.
Le groupe constate :

- que le quartier de Sainte-Marguerite est devenu un haut-lieu du trafic de stupéfiants et demande
aux autorités des mesures fortes pour stopper cette évolution négative et préjudiciable pour tous
ceux qui y vivent ou souhaiteraient s'y installer.

- Le groupe constate l’arrivée dans le quartier de toxicomanes « lourds » (phénomène nouveau et
inquiétant) car ils y trouvent ce dont ils ont besoin

- Le groupe mentionne qu’à de nombreux endroits du quartier (rues, parkings, parc SainteAgathe,
aux abords des Crèches etc;) les usagers viennent se piquer au regard de tous, se
débarrassant ensuite des seringues et autres déchets sur le sol.

- Le groupe identifie plusieurs établissements sensibles, aux abords desquels ou / par lesquels le
trafic de stupéfiants est facilité (la liste sera transmise en message privé)

Cette situation entraine son lot de nuisances, comme par exemple :

- grosses cylindrées qui se parquent en pleine rue devant ces établissements, bloquant au
passage la circulation

- bagarres régulières et bruyantes, dont une ou deux fois affrontement entre bandes rivales

- habitants du quartier qui n’osent plus se promener à certains endroits, ne s’y sentant pas en
sécurité

- femmes seules qui traversent le quartier se font siffler, insulter, etc.

Le groupe constate que malgré les quelques magnifiques réalisations (Ilôt Firquet, Degré des
Tisserands, Parc Sainte-Agathe, Plaine de Jeux …), le quartier est en train de devenir tout
doucement une zone de « Non-droit » alors que les habitants voudraient pouvoir vivre sans
crainte.

En réponse à ces différents problèmes, le groupe propose différentes pistes :

- présence plus régulière de la police, en journée et en soirée : le groupe constate que la police
se promène rarement dans le quartier à vélo ou à pied, alors que c’est ’une police de proximité
qui rassurerait les habitants et dissuaderait la petite criminalité

- organisations récurrentes d’opérations « anti-drogue » en verrouillant les entrées et sorties du
quartier de façon à contrôler tous les acteurs de ce trafic très organisé

- augmentation des effectifs « Gardien de la paix » : il y à un seul Gardien de la paix actuellement
et il serait plus efficace d’en avoir quelques uns en plus, considérant que ceux-ci réalisent un
vrai travail de proximité

- organisation d’une rencontre : habitants, commerçants, direction des écoles du quartier, et
autorités pour faire face ensemble au défi de la reprise en main du quartier

- création d’une ligne anonyme de dénonciation des faits de deal et autres délits qui pourrait
réceptionner les plaintes des habitants du quartier sans devoir passer par l’habituel parcours de
dépôt de plainte ou l’appel aux patrouilles de la police déjà sur-sollicitées.

Le groupe fera sous peu le tour des commerçants du quartier et ira à la rencontre des autres
habitants pour prendre connaissance des expériences individuelles.
Le groupe souhaite que les autorités soient réactives et remplacent les réponses « électoralistes »
par des actions ambitieuses qui seront profitables au « bien vivre ensemble » dans le quartier.
Restaurer des bâtiments ou aménager l’espace public n’est pas suffisant : Il faut aussi donner aux
habitants les garanties qu’ils peuvent vivre en toute sécurité dans ce quartier à quelques pas du
centre-ville. Il est temps de changer la réputation de Sainte-Marguerite afin de faire venir de
nouveaux habitants dans ce quartier si coloré et sympathique.
Le groupe signale qu’en dehors des inaugurations de places, parcs, bâtiments restaurés, on ne
voit que très rarement des élus traverser le quartier, venir à la rencontre des habitants et des
commerçants.
Le groupe remercie les autorités, médias et citoyens pour leur attention.

Pour le groupe
Serge Schoonbroodt, Initiateur
5 Rue Hullos - 4000 Liège
Tél. 0477077403


jeudi 26 juillet 2018

Pas de " Salut Maurice " en cet été 2018




A l'angle des rues Agimont et Table-de-Pierre


Pas de " Salut Maurice " , cet été. Les rédacteurs ont décidé de prendre des vacances. Le prochain numéro sortira en septembre. Pour vous faire patienter, voici un article qui paraîtra dans ce numéro 101 :
                                        Cela s’est passé entre 1864 et 1872

Il s’en est passé des choses au quartier de l’Ouest, comme on disait dans le temps … Mais cette fois, nous nous attarderons tout particulièrement sur des faits divers quelque peu insolites. Jugez plutôt.

«  La Meuse », jeudi 7 avril 1864
Il y a trois pompes rue Hocheporte : l’une ne donne plus d’eau à défaut de réparation ; la deuxième produit de l’eau trouble et la troisième n’est plus accessible au public. Cet état de choses force les habitants à se déplacer constamment. Avis à M. le conseiller Lefèbvre qui s’est fait souvent le défenseur des pompes détraquées.
(… Quelques jours plus tard) : le 13 avril. Nous avons appris que le lendemain de la parution de notre article, sur les trois pompes de Hocheporte, des ouvriers se sont mis à l’œuvre afin de donner satisfaction aux plaintes des habitants.

-« La Meuse », lundi 4 octobre 1865
Une tireuse de cartes avait prédit à une ouvrière de la houillère Sainte-Marguerite que le 2 décembre serait signalé par une catastrophe qui coûterait la vie à un grand nombre de mineurs dans ce charbonnage. L’effet de cette prédiction fut tel que les ouvriers refusèrent ce samedi 2 décembre de descendre dans la mine.

- «  La Meuse », mercredi 31 octobre 1866
Crêpage de chignon. Un certain nombre d’ouvrières qui avaient eu entre elles des discussions dans les travaux de la houillère St-Laurent (Belle-Vue) sortaient de cet établissement vers cinq heures du matin. Arrivées sur la rue, la querelle recommença ; des paroles, on en vint aux mains. Une bagarre s’ensuivit dans laquelle plusieurs de ces amazones de nouvelle époque reçurent des blessures plus ou moins graves. La police intervint pour mettre fin à cette lutte. Les furies se dispersèrent.

- « La Meuse », vendredi 1 er février 1867
Un entrepreneur vient d’offrir à la ville de construire, à ses frais, un tunnel partant de la porte Sainte-Marguerite et aboutissant au boulevard de la Sauvenière près des établissements des bains. Ainsi que les ponts concédés, un droit de passage serait établi dans cette voie de communication.

- « La Meuse », lundi 13 janvier 1868
Une vache, qui se promenait gravement dans les environs de Haut-Pré pendant la nuit dernière, a été arrêtée par le veilleur de nuit du quartier, qui a dû la garder en fourrière. On présume qu’elle se sera échappée de la station Haut-Pré et qu’elle appartient à quelque marchand-boucher.

-  31 juillet 1872
Les habitants de la rue des Meuniers attendant avec impatience un nouveau pavé. Il parait qu’on va les en gratifier mais … en vieux pavés provenant du dépavage de la Montagne Hocheporte. Ce sont eux qui ne sont pas contents. Ont-ils tort ?

- Mercredi 31 juillet 1872
Le mot d’une Liégeoise, habitante de la rue Mont-Saint-Martin, à propos du succès de vente du dernier livre de M. Dumas. Ce livre doit se vendre deux fois plus que n’importe quel livre. La raison en est simple : « nos maris l’achètent mais nous défendent de le lire. Alors nous l’achetons de notre côté et cela fait donc deux exemplaires par ménage. »
NDLR : sans doute « Le docteur mystérieux ». Résumé : un médecin éveille à la vie et à la joie une fillette, une « innocente ».

Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée !

vendredi 20 juillet 2018

Le quartier Sainte-Marguerite en 1875


                                             Rue de la Salamandre en 1875



- «  La Meuse », mercredi 20 janvier 1875 Les prix de terrains augmente dans tous les quartiers de la ville. La rue Agimont fait exception. Vente des locaux des sourds-muets et aveugles

- « La Meuse », samedi 6 mars 1875
Sortie de charité des Fanfares de Fontainebleau. A midi, le cortège fera halte place St-Lambert où il donnera un concert

- « La Meuse », vendredi 30 juillet 1875
Le sieur Alphonse Duchesne, vicaire de la paroisse de Sainte-Marguerite est reconnu coupable de quatre attentats à la pudeur commis sans violence sur quatre petites filles dont trois était âgées de moins de 11 ans. Le prévenu vient d’être condamné à vingt-deux mois d’emprisonnement. (P.S. : dans un article datant du 7 octobre 1875, on y parle de 40 mois d’emprisonnement)



- Samedi 7 août 1875
Un terrible accident a eu lieu hier au faubourg Sainte-Marguerite

- Lundi 3 septembre 1875
Une foule extrêmement nombreuse s’était réunie hier en ce joli local de Fontainebleau pour écouter notre Cercle Choral La Légia qui a chanté avec une perfection rare deux chants interprétés à Gand en juillet

- Mardi 24 août 1875 On a commencé hier les travaux de construction d’égout au faubourg Sainte-Marguerite

- Samedi 28 août 1875
Jeudi, une charrette de moutons descendait rue Mont-Saint-Martin quand elle se brisa. Les animaux roulèrent pêle-mêle sur la voie. Ils se mirent aussitôt à bêler avec force, et ce concert dura plus d’une demi-heure, au plus grand déplaisir du voisinage le temps de réparer le véhicule et d’y réinstaller les …exécutants.

- Samedi 16 octobre 1875
Nous allons avoir un nouveau théâtre à Liége. On transforme , à Fontainebleau, le grand pavillon en une salle de spectacle

Merci au journal « La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

jeudi 19 juillet 2018

Le petit doyen de Sainte-Marguerite




Je m’appelle Jamal, j’ai 14 ans et j’habite rue Sainte-Marguerite à Liège avec mes parents. Nous sommes des Irakiens-Nestoriens. C’est un peu comme qui dirait des chrétiens. Nous avons fui notre pays et voici sept ans que nous vivons ici. Je suis enfant unique. Mon père travaille en ville dans un magasin de plomberie-sanitaire. Il y est ouvrier. Je lui dis : «  Pourtant tu es comme qui dirait ingénieur ». «  - Oui, il me répond, ingénieur mais ici il y en a des paquets, des ingénieurs, et un étranger comme moi, il est bien content de travailler comme ouvrier ». Mon père il travaille beaucoup-beaucoup, même souvent le samedi et pour des taches que beaucoup ne veulent plus faire, comme déboucher les cabinets ou les fosses sceptiques. Ma mère, elle, était, dans le temps, comme qui dirait institutrice mais ici y en a des tas d’institutrices et des plus malignes qu’elle. Alors, comme elle sait bien se débrouiller en français et en english, elle accompagne les femmes du quartier, nouvelles arrivantes, dans des écoles de devoir.

Je vais dans une école qui se trouve dans ma rue, c’est facile. J’adore les maths et pas trop le français et les langues. Tous mes potes sont des gosses qui viennent de l’étranger. Je vais pas te citer toutes les nationalités, on n’en finirait pas. Mon père il dit : «Tous des »  pas bien vus « ou « pas bienvenus »,   je ne sais plus maintenant. Nous, on s’est fous. En gros, on s’entend bien entre nous, les étrangers, les « pas biens venus » .

J’ai une grosse tête, c’est comme ça que je suis fais. Quand ils ne me connaissent pas, les gens ils me regardent drôledement. Tu connais la blague de Toto  qui dit : « Maman, c’est vrai que j’ai une grosse tête ? »  - « -Mais non, qu’elle dit la maman. Va donc à la cave et ramène-moi 10 kilos de patates, tu les mettras dans ta casquette ». Ha-ha-ha ! J’ai les cheveux courts, en brosse. La mode, à mon âge, c’est de se raser la boule à zéro. Moi j’aime pas trop. Rapport à ça, je te raconte. L’autre jour, à la piscine du Saint-Sépulcre, Zoubida m’a vu en slip et en a parlé à Yasamin qui est ma meilleure amie. Zoubida lui a dit ceci : «  Jamal, il est poilu comme un ours. Et en plus, il a des poils sur le dos, c’est hôôôôrrrible ! Yasamin, dis lui de se raser et s’il est aussi poilu du sexe, hop il faut qu’il enlève tout ça. C’est hôôôôrrrible ! ».  Question hygiène, il parait. Et puis les filles n’aiment pas les poilus comme des ours, t’as qu’à voir ! Elle m’a donné de la crème dépilatoire de chez Veet. Yasamin m’a aidé surtout pour les poils dans le dos, normal ! » . Mais voilà que j’en parle à Youssef : « T’es pas bien , qu’il me dit : tes poils vont repousser drus et dans un an, ils ressembleront à du fil barbelé et toi à une brosse de chien dents ! »

Ici, tout le monde m’appelle «  le doyen ». J’explique. Comme je te l’ai dit plus haut, nous sommes des chrétiens, comme religion. Et il m’est venu une idée : devenir doyen. C’est un beau métier, on est souvent dans les églises et puis ya tous les honneurs qui vont avec, c’est très classe. Voici quelques mois, j’ai rencontré le nouvel évêque de Liège, monsieur Jean-Pierre Delville, même que c’était le seul jour de l’hiver où il avait fait assez froid. Je me présente à lui  et dis «  Ca pince, Monseigneur ? » . « Ha-ha-ha » , qu’il fait l’évêque, «  de circonstance et de bon aloi, Jamal ! ». Il m’explique que maintenant à Liège, il n’y a plus que deux doyens, un sur la rive gauche et l’autre sur la rive droite. Et bien je veux devenir le prochain de la rive gauche. Si tu veux devenir « doyen «  tu dois montrer que tu as certaines aptitudes. Et déjà se faire un nom, se faire connaître. Aussi, avec mon vélo, je parcours toutes les églises. Je vais pas toutes te le citer on n’en finirait pas - paraît qu’il y en a eu 116, rapport au livre de monsieur Robert Ruwet que ma mère m’a offert pour mon anniversaire-.

J’aime d’abord et avant tout la basilique Saint -Martin, la plus belle de toutes et de loin ! Je vais également souvent à l’église de Sainte –Marguerite qui est assez jolie à l’intérieur. Sainte Catherine est adorable ; St-Nicolas en Outremeuse me plaît assez surtout autour du 15 août ; à St-Remacle, j’y ai découvert la statue de Saint-Julien l’hospitalier, tu sais, celui de la légende racontée par monsieur Flaubert que je connais quasiment par cœur, t’as qu’à voir ! ; St-Louis, rue Grétry,  est l’église qui résonne le plus, même quand tu sors de d’là, t’a le bourdon qui sonne dans ta tête ; je vais chaque semaine écouter les vêpres des sœurs bénédictines sur le boulevard d’Avroy et au moins une fois par mois, j’enfourche ma bécane et je fonce sur le ravel et hop,  je grimpe à l’abbaye de Brialmont à Tilff, prier dans le parc ou dans la chapelle.« T’es juste trop mystique, toi ! »,  qu’ils disent mes potes.

Sur ce, je vous bénis !

    
                                                                           Jean Catin ( 2014)




                                             En Bonus

-  Ahmad Jamal : «  Saturday Morning « :

-  Panorama de Liège vu du haut de la basilique Saint-Martin :



dimanche 15 juillet 2018

Deux articles prémonitoires du Père Hubert












LES HUBERTISES
ALLO POLICE !

 Imaginez, je dis bien « imaginez », qu’un jour - après le service, évidemment - quelques policiers se détendent en prenant un verre.  Ben quoi, c’est permis, non ?  Vous, qui lisez bêtement ce « SM » (qui veut dire « Salut Maurice ! », bande de dévergondés !), je disais « bêtement », oui, parfaitement.  Car faut pas être spécialement malin pour lire cette feuille de chou quand même.  C’est pas le « Monde diplomatique », non plus, c’est à votre portée, ce canard pour connards !  Non, je m’énerve pas.  Pas du tout.  Je dis que tout le monde a le droit de prendre un verre après le service, voilà.  Les policiers ne sont pas des saints, ça tout le monde le sait.  Pas des anges non plus.  Mais c’est pas des cops racistes comme on en voit aux USA.  Non, ici, on tape beaucoup moins fort.  Parfois même, on tape pas du tout, alors les victimes comprennent plus rien.  C’est les forces de l’ordre quand même.  Donc, dans « forces de l’ordre », il y a « forces ».  Ca veut dire qu’on peut forcer un peu.  Mais pas trop, d’accord, d’accord.  On est une police à visage humain.  Non, pas à « visage tuméfié », crétin, « à visage humain ».  Une tête de mec enfin. 

Bon, qu’est-ce que je disais ?  En fin de service, entre collègues, on se détend un peu.  Souvenez-vous, au début, j’ai dit : « imaginez ».  Nous sommes en 2019, par exemple.  On est dans le nouveau commissariat, rue Agimont à côté de la crèche.  C’est ça le problème.  C’est si on se trompe, après le service, évidemment, et qu’on déboule à six dans la salle avec les mioches, parce qu’on s’est trompé de porte.  Imaginez le bordel !  C’est après le service, je précise.  C’est en 2019 ou 2029, quand les travaux seront finis.  
Bref, on déboule en bande.  Les petites nanas – des souvent bien roulées – qui s’occupent des enfants, des puent-cul-tristes, elles s’affolent.  Elles croient à un hold-up.  En français, ça veut dire, « hold up ».  Mais si elles tiennent un nourrisson à ce moment.  Elles l’envoient en l’air, car elles ne sont pas toutes très douées non plus, les cul-tristes.  Alors quoi ?  Faut qu’on plonge pour les rattraper au vol, les bébés !  Vous voyez le bordel.  Alors qu’on est hors service quand même !  Mais c’est pas une raison pour jouer au rugby dans la crèche d’à côté !
Bref, tout ça pour vous dire que c’est peut-être pas très judicieux de construire le commissariat à côté de la crèche.  Ou l’inverse.
Ou alors, faudrait le construire, hors service, le commissariat.  Comme ça ce serait chouette, car on serait hors service pendant le service.  Vous voyez l’astuce.
Non, Marcel, arrête, faut que je rentre chez moi et je suis pas sûr de retrouver la rue.  Ni la ville d’ailleurs.  Ni mes clés.
Allez, juste un dernier, mais alors, le der des der …

                                                                                         Père Hubert


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LES HUBERTISES

POLICE-SECOURS !

 Le SDF me regarde sans un mot, pitoyable et me tend son petit bol en aluminium dans lequel je dépose 50 centimes.  Et, contrairement à la mauvaise opinion que je sais que tu as de moi, lecteur, je t’affirme que j’ai, moi aussi, un cœur.  Bon, je ne dirais pas un cœur tendre mais, disons, à point et même saignant quelquefois !
Donc je m’attarde un peu.  Ce que toi, lecteur bobo, tu ne fais jamais.  Avoue !  Même si ce pauvre hère … ère sans le sou. Alors ta morale à la papa, tu te la  gardes, suis-je clair !  Et puis, ne m’interromps pas tout le temps, j’aurais jamais fini mon histoire !
Donc je disais que je lui adresse quelques mots (ce que toi, lecteur bobo, tu ne fais jamais, etc, etc …) et à ce moment, l’homme se rend compte qu’il a devant lui un être compatissant.  Un vrai homme.  Bref : moi !
C’est alors qu’il se livre, larmes aux yeux : « Avant, j’étais flic ! » me fait-il.  «  J’avais un vrai job, les gens me respectaient et j’avais des réductions dans les commerces »…
Je le regarde et lui demande : « Que t’est-il arrivé , mon pauvre ami ? »
Et lui de me raconter sa triste histoire.  Il était policier à la 4e division, rue Hullos.  La vie était belle surtout depuis qu’il y avait des femmes-flics qui faisaient les trucs emmerdants (Ben oui, une fille, c’est comme un bleu : faut qu’on la baptise !)  La belle vie : Ste-Marguerite est un quartier tranquille, un peu sale, mais pas trop.  De temps en temps un coup de pied dans le cul d’un toxico et puis basta, la paix.  Bref, le bonheur.

Et puis il y a eu la catastrophe : on a incendié notre commissariat !  Oui, mon bon monsieur, incendié avec un cocktail Chocotoff ou quelque chose comme ça.  Plus de commissariat ! Zou !  Plus que la rue pour nous, les gardiens de la paix !  Un comble !
Mais, lui réponds-je, « on est en train de vous en construire un nouveau, rue Agimont. »   Et là il se met à pleurer à chaudes larmes.  « Ben non, mon bon monsieur, le nouveau commissariat, c’est fichu, ils ne le construiront jamais !  L’entrepreneur est en faillite, le trou est béant, comme les finances de notre pauvre commune… On reste dans la rue, moi et mes collègues.»
A ce moment, il sort son arme de service, se la pose sur la tempe et appuye sur la gâchette …
Malheureusement, faute de crédits, la police n’a plus de cartouches.  Ca a fait un ridicule petit « clic » et puis plus rien.  Il avait vraiment l’air con, le pauvre.

Alors, avec mes 50 centimes dans son petit bol,
Il s’en est allé
Au vent mauvais
Qui l’emporte,
De ça de là
Pareil à la
Feuille morte

                                                                 Père Hubert
                                                                 (et Verlaine !)



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vendredi 13 juillet 2018

RTC revient sur la problématique du commissariat du quartier




Le JT de RTC- Liège du jeudi 12 juillet nous parle du commissariat du quartier qui aurait normalement dû s’élever dans les bâtiments en construction à l’angle des rues Agimont et Hocheporte :



jeudi 12 juillet 2018

Pas de poste de police à Hocheporte







Ste-Marguerite: la police n’ira pas dans son nouveau bâtiment


Le panneau du chantier de construction parle toujours d’un commissariat...
Le panneau du chantier de construction parle toujours d’un commissariat... - D.R.

Encore un nouvel affichage de publicité sans permis




« Quand le cdh affiche sur des murs historique.
C’est la coopérative Vega qui le relève. « Le cdh liégeois lance sa campagne sur un rempart du XVI ème siècle, à savoir l’ancienne tour Saint-Esprit, rue Hocheporte, qui faisait partie des fortifications liégeoises. Des panneaux publicitaires qui ont été apposés sans le moindre permis, mais le gouvernement wallon (MRcdh) s’est empressé de régulariser » Bel exemple !

                                               In « La Meuse », jeudi 12 juillet 2018


mercredi 11 juillet 2018

Esclaves liégeois en Alger


                                               Marché d'esclaves à Alger en 1684


 Résumé d’un article intitulé « Gardes wallonnes au service de l’Espagne et esclaves liégeois en Algérie » paru le 4 ème trimestre 1957 dans « La vie wallonne illustrée ».

" Fondeurs de fer en Suède, colons en Hongrie, missionnaires en Amérique, armuriers en Prusse, ingénieurs dans l’Oural, les Wallons ont saisi maintes occasions de s’expatrier. Nous voudrions ajouter une autre catégorie, celle des esclaves capturés par les Barbaresques. « Mais qu’allaient-ils faire dans cette galère ? »

Lisons ceci :
«  Prince et Monseigneur , nous pauvres esclaves d’Alger en barbarie vous prions et supplions de vouloir bien vous employer pour nous tirer de cet esclavage. (….) », lettre signée par Jacques Libeau, âgé de 28 ans, de la paroisse de Chênée, 9 ans d’esclavage.
D’autres noms suivent dont :
 Jean Cornain, âgé de 31 ans de la paroisse de Ste-Marguerite à Liège, 3 ans d’esclavage
 Nicolas-Grégoire Corbezi, âgé de 30 ans, de la paroisse Ste-Marguerite, 8 ans d’esclavage
 Jean-Antoirne Goiris, âgé de 37 ans de la paroisse St-Christophe, 14 ans d’esclavage.

Bien des questions se posent dés lors. Comment nos compatriotes sont-ils tombés aux mains de Barbaresques ? Quel fut leur sort durant leur longue captivité en Alger ? Que fit-on pour les délivrer ?

Provenance des esclaves wallons.
Les esclaves provenant de corsaires.

Vers la fin du XVI è siècle et au début du XVII è siècle se situe l’apogée de la fortune d’Alger. C’est alors que s’affirme la supériorité navale et tactique de ses galères. L’audace des Raïs ne connait plus de bornes. Ils razzient des esclaves sur les côtes du Danemark, aux Cornouailles et jusqu’en Islande. C’est alors que par dizaines de milliers les chrétiens sont vendus sur le marché d’Alger. Quelques wallons sont relevés dans les listes des esclaves dressées au XVIII è siècle.
Les esclaves, d’anciens soldats des gardes wallonnes.                              
Dans une supplique, Antoine Goiris – nommé plus haut – mentionne qu’il a servi pendant trois ans le roi d’Espagne. Les rois d’Espagne ont su s’attacher la fidélité des nobles wallons, d’où les recrues engagées au pays de Liège. (…) Quelle devait être l’existence des Gardes Wallonnes dans les casemates des forts brûlés par le soleil ? On chuchote que le Bey de Moscate recherche des esclaves chrétiens, qu’à sa cour ils sont bien nourris et bien vêtus. Il n’est donc pas difficile d’imaginer à la poursuite de quel mirage ces pauvres gens préféraient l’esclavage au sort de vivre en garnison. Ils sautent des remparts et vont sur les terres du Ponant, où ils sont arrêtés …

Le sort des esclaves

Le sort des esclaves varie selon les sources des témoins. Le Père Dan décrit les chrétiens empalés, brûlés vifs, précipités du haut des murailles. Pour d’autres, ils sont bien vêtus, bien nourris, n’ayant qu’un service très doux. Ceux-là ne sont malheureux que par l’idée de la privation de leur liberté.

Rachat des esclaves
- De l’initiative privée : la famille du captif s’attachait à réunir la somme le plus souvent par collecte et la faisaient ensuite parvenir, soit par la voie consulaire, soit  par des personnes spécialisées dans ce trafic.
- Par l’intermédiaire des confréries et des trinitaires (des religieux).

Quelques noms d’esclaves liégeois rachetés à Alger

Rachat de 1700 : Joseph Lacoste de Liège, 40 ans, 12 ans d’esclavage.
Rachat de 1720 : Laurent Charpentier de Liège, 35 ans, esclave 5 ans cité parmi 62 esclaves rachetés à Alger (dont de nombreux Flamands)
Rachat de mai 1774 : Jean-Baptiste Trifoy, natif de Seraing
Rachat d’août 1778 : Jean-Joseph Dallemagne de Liège. Racheté à Alger au prix de 2.733 livres
Rachat de 1782 : Séverin de Huy et Xhovémont de Liège, esclave à Alger. Le chanoine Delatte avait envoyé 4.262 livres 12 sols pour leur rachat
Rachat du 14 juillet 1783 : François Séverin de Huy, Jean-Pierre Bazin de Liège, Jean-Baptiste Fondeur de Theux. Ils furent rachetés moyennant 8.670 livres
Après avril 1787 : Grégoire Nicolas de Liège de Ste-Marguerite à Liège. Le curé de Ste-Marguerite joint un certificat de bonne conduite et ajoute que son paroissien depuis 9 ans (8 avril 1787). "

Au théâtre à Denis en été 2018

JUILLET 2018 - à 15.00


4 La belle de Calabre
11 Rothomago le roi des enfers
18 Le dragon des Ayguenoirs
25 La Tarentule Venimeuse

AOÛT - 2018 - à 15.00


1 Les trois cheveux d'or
8 L'Ogre de Worm
15 La légende de Tchantchès
22 Le chevalier et les Elfes
29 Gustine Maca la macrâle

dimanche 8 juillet 2018

Mail de monsieur Ahmad El Rifai, gérant de la taverne " La Parisienne "


Monsieur le Bourgmestre,

En tant que gérant de l'exploitation de la Taverne "La Parisienne", je me permets de vous écrire ce mail afin de préciser certains points sur l'établissement et nos rapports avec les habitants du quartier. 

Dans un premier temps, j'aimerais insister sur le fait que notre entente avec le voisinage est extrêmement bonne. Nous sommes d'ailleurs en collaboration très étroite avec Mr Schoobroodt Serge afin de favoriser une évolution positive du quartier et, surtout, l'assainir avec nos petits moyens qui se limitent actuellement à des discussions conciliatrices. Néanmoins, force est de constater que certaines personnes ne sont pas nécessairement réceptives et que donc les résultats sont eux aussi limités.
Notre clientèle habituelle reste tout de même très respectueuse et à l’écoute de nos remarques. 

Dans un deuxième temps, j'aurais souhaité porter à votre connaissance les initiatives concrètes qui ont été prises et qui traduisent notre intérêt réel pour le quartier. En effet, sachez que nous nous sommes rapprochés des jeunes et que nous avons sponsorisé leur équipe de mini foot en finançant une partie de leurs équipements sportifs. Nous avons également signé et participé à la diffusion d'une pétition visant à stopper le trafic de drogues dans le quartier Sainte-Marguerite. En tant que père moi-même, vous imaginez bien que cette situation me scandalise et que je suis évidemment totalement opposé à ce que de la drogue puisse circuler à proximité d'écoles.

Malgré cela, à plusieurs reprises, mon établissement a été associé sans raison valable à certains personnages douteux et a donc été victime de mauvaise publicité. Or, nous sommes nous-mêmes victimes de ces individus et avons même subi une agression physique qui a donné lieu à une plainte pour laquelle un PV a été rédigé. 

Pensant qu'il serait plus opportun de vous expliquer la situation de vive voix et Mr Schoobroodt nous ayant averti de votre prochaine arrivée dans le quartier, nous vous proposons de nous rencontrer pour en discuter autour d'un café afin d'envisager ensemble des pistes de solutions qui puissent satisfaire chacun.

En espérant que vous prêterez toute l'attention requise à ce mail, je vous prie d'agréer, Monsieur le bourgmestre, mes salutations respectueuses et vous remercie d'avance pour votre réponse.


Bien Cordialement,
Ahmad El rifai 

samedi 7 juillet 2018

Pétition pour mettre fin au trafic de drogue dans le quartier


Bonjour



Les habitants du quartier de Sainte-Marguerite à Liège en ont assez de se sentir en insécurité, à cause du trafic de stupéfiants et l'arrivée massive de toxicomanes.

Merci à vous de bien vouloir signer la pétition qui appelle les autorités à faire le nécessaire pour mettre fin au trafic dans le quartier de Sainte-Marguerite.


au plaisir 

Serge Schoonbroodt
0477077403



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vendredi 6 juillet 2018

Ain't No Mountain High Enough (extra HQ) - Marvin Gaye & Tammi Terrell

Inauguration de la plaine de jeux




Demain aura lieu l'inauguration officielle de la plaine de jeux sur la place de l'église en notre beau et diversifié quartier de Sainte-Marguerite. Faut-il rappeler que cette même place se transforme en "plaine de drogues" dès la nuit tombée ? N'est-ce pas paradoxal de créer un lieu de divertissement pour les plus jeunes sur un lieu où se vendent les produits qui tuent notre jeunesse ?
Les habitants du quartier, de plus en plus nombreux à se sentir agresser par les dealers et toxicomanes, aimeraient beaucoup connaître la position des autorités et savoir ce qui sera mis en place pour résoudre ce grave problème de santé et sécurité publique.
Un groupe d'habitants en colère est en train de se constituer.

                                                                                    Serge Schoonbroodt

mardi 3 juillet 2018

L'abbé Fivé, le curé rebelle de Sainte-Marguerite dans les années 1830





Voici un résumé succinct d’un long article, signé par Charles Haaken, paru dans «  La vie wallonne illustrée » le premier trimestre 1951, sous le titre «  Le schisme au faubourg Sainte-Marguerite de Liège au XIX è siècle »

Lorsque mourut, le 27 juillet 1811, M. Jean-Ernest Malherbe, curé de Sainte-Marguerite, des démarches insistantes furent faites auprès de l’autorité diocésaine pour qu’elle lui donnât comme successeur son propre vicaire, Nicolas Fivé. Ce dernier était né à Liège dans la paroisse de Saint-Nicolas de famille bourgeoise, le 19 mars 1774. Sa jeunesse, s’étant écoulée au cours des années troubles de la Révolution, le jeune vicaire avait subi fortement l’influence des idées de l’époque. Ainsi, sa thèse était que le prêtre, une fois mis en possession d’une cure, ne relève plus que de Dieu dont l’approbation se manifeste par la sympathie du peuple : « Vox populi, vox Déi ».

Au cours de sa carrière, Fivé eut toujours le souci de sa popularité ne négligeant aucun moyen pour assurer la sympathie de ses ouailles. Il était d’une piété sincère. Par exemple, il décida que le salut serait chanté tous les jours, été comme hiver, et il informa qu’il le chanterait lui-même, gratuitement. Mais, lorsqu’il s’agissait d’instructions données au clergé par l’autorité diocésaine, Fivé n’en tenait généralement pas compte et même, s’en gaussait en chaire. Quant aux rapports avec ses confères, le fait suivant les dénotera : le curé de Glain écrivit à Fivé pour lui dénoncer l’attitude scandaleuse de quelques paroissiens de Sainte-Marguerite qui avaient eu l’audace de singer les processions de Glain en parcourant les rues de cette commune la chemise tombant sur la culotte par devant et par derrière. ( Note : Glain était connue pour sa maison où l’on soignait des personnes perturbées psychologiquement). A quoi Fivé répondit : que des paroissiens de Sainte-Marguerite soient capables de tels faits, c’était bien possible, mais que si des gens de Glain ou d’ailleurs se permettaient ces incongruités dans sa paroisse, ils trouveraient à qui parler et perdraient à tout jamais l’envie de recommencer.

Telle fut, durant vingt ans, la situation dans la paroisse de Sainte-Marguerite. Les choses allaient prendre une autre tournure sous l’épiscopat de Mrg Van Rommel. Au début de l’année 1831, l’évêque  crut devoir demander à M. Fivé sa démission. Il lui dit que des plaintes graves avaient été portées contre lui. Il lui promit de lui accorder une pension. Cette décision jeta la consternation dans la paroisse. Des pétitions se couvrirent de signatures adjurant l’évêque de revenir sur sa décision. La date buttoir fut repoussée du 26 avril 1831 jusqu’au 18 juin de la même année. L’évêché raya Fivé du tableau des desservants et le curé cessa de toucher son traitement.

Le 15 janvier 1932, le gouverneur ordonna la fermeture de l’église Sainte-Marguerite. Le dimanche 29 janvier, dans un sermon véhément, Fivé injuria copieusement l’autorité diocésaine et il termina en déchirant en quatre morceaux la lettre pastorale. A ce geste, les fidèles répondirent par un cri : « Vive notre curé Fivé ! ».

Cependant, petit à petit, des paroissiens de Sainte-Marguerite, appartenant à la bourgeoisie, cessèrent de fréquenter leur église paroissiale, mais le peuple, lui, restait farouchement attaché à Fivé. C’est alors que l’évêque trouva quelqu’un qui osa accepter la mission de nouveau curé : l’abbé Antoine Glesner. Un jour, Fivé conduisit Glesner à la place des Arzis. Les deux prêtres furent aussitôt entourés. Mes amis, dit Fivé, je vous présente votre nouveau curé. Notre nouveau curé ? Et vous, qu’allez-vous devenir ? Moi, il faudra bien que je m’en aille puisque l’évêque vous en envoie un autre. Vous en allez ? Jamais, au diable le nouveau curé ! Et la foule tomba à bras raccourcis sur le malheureux Glesner qui fut reconduit sous les injures et les horions jusqu’au-delà des limites de la paroisse.

Après bien d’autres péripéties, le 26 juin 1832, la Cour prononça que le ministère public n’avait pas la qualité pour agir. Cet arrêt mettait fin à toute procédure judiciaire. Le soir même, il y eut ovation au quartier Sainte-Marguerite. On cria : « Vive la Cour, vive Fivé ! » Pendant la  nuit entière, l’on tira des boites, des coups de fusil et de pistolet, ce qui fut répété les deux nuits suivantes et l’on recommença les menaces à l’adresse de ceux qui ne se prononçaient pas ouvertement pour Fivé.
Le mardi de la Pentecôte était jour de confirmation. Fivé se présenta à l’église Saint-Jacques avec son groupe. Dès que Mgr Van Rommel l’aperçut, il le somma de se retirer et Fivé, avec un calme imperturbable, se permit de faire à haute voix cette réflexion : «  On a bin raison dè dire qui lé coernerie et lé riescha esti dè mâl bièsse. » (sic) ( note : coernerie, le fait de porter des cornes – riescha, le crachat – mâl bièsse, personne mauvaise,  le diable).
Puis ce fut la procession paroissiale. La veille, on donna une sérénade au soi-disant curé, et l’on tira des coups de feu, fort avant dans la nuit. La procession fut plus belle que jamais.
Les événements de Sainte-Marguerite faisaient, depuis plusieurs années, grand bruit à Liège et au-delà. Les deux journaux locaux leur consacrèrent des chroniques, l’un « L’Industrie », feuille libérale, pour soutenir Fivé contre l’évêque, l’autre «  Le Courrier de la Meuse », catholique pour justifier les positions prises par l’évêque.
Mgr Van Rommel publia un «  Livre Blanc » de 24 pages, déclarant que le sieur Fivé s’était constitué dans un véritable état de schisme. Et le Livre Blanc se terminait par cette parole : Tel est le mal, où donc est le remède ?

Le seul remède possible ne devait plus se faire attendre longtemps. En février 1833, M. Fivé, qui vraisemblablement en avait lui aussi assez de cette situation, donna sa démission et fut remplacé par l’abbé Jean-Théodore Méan. Ce départ n’apaisa pas la population. M. Méan dut à supporter les plus graves difficultés. Quand à Fivé, il fixa son domicile d’abord rue Gravioule où il possédait une maison, puis au faubourg d’Amercoeur à Cornillon où il vécut encore plus de vingt ans dans une retraite complète, manifestement désireux de se faire oublier. Fivé mourut le 16 mars 1856. Il était âgé de quatre-vingt-deux ans moins trois jours.

Qu’il repose en paix !   
                                                                           
                                                                                Charles Haaken.

lundi 2 juillet 2018

Le quartier Sainte-Marguerite en 1874



                  Le quartier Sainte-Marguerite avec la basilique Saint-Martin en 1874
                                       Dessin d'un artiste japonais inconnu

- « La Meuse », lundi 20 juillet 1874
Grand succès hier à la fête donnée au local de Fontainebleau où on a délivré au guichet près de 4.000 cartes d’entrée. Demain aura lieu au même endroit un très beau bal.

- « La Meuse », mardi 28 juillet 1874
M. De Bruyne, faubourg Ste-Marguerite 228, va imprimer dès le 10 août le « livre d’adresses de Liége et de sa banlieue », édition 1875-1876



- « La Meuse », jeudi 6 août 1874
Inspection du lait au quartier de l’Ouest par la police. Distribution du breuvage aux pauvres ménages de la section (voir article)

- Jeudi 29 octobre 1874
Il arrive fréquemment des accidents à la rue des Bons-Enfants ; avant-hier, une petite fille y était écrasée sous les roues d’une charrette et succombait le lendemain. Ces catastrophes sont dues à l’abominable circulation de véhicules qui se fait dans cette rue par où doivent passer notamment toutes les charrettes chargées de houille venant des hauteurs de St-Laurent où se trouvent plusieurs houillères. Pourtant il serait très facile d’éviter cette circulation (…)

- Samedi 26 décembre 1874
La Société de Charbonnages de Bonne-Fin vient de mettre généreusement 60 hectolitres de charbon de la houillère Ste-Marguerite à la disposition des Crèches.

Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

dimanche 1 juillet 2018

Visite de la basilique Saint-Martin en juillet et août 2018





« C'est du mardi 3 juillet au vendredi 31 août que la basilique Saint-Martin sera ouverte de 14H à 17H du mardi au dimanche pour les touristes et tous ceux qui ont envie de venir la découvrir ou la redécouvrir, l'admirer, passer un temps de silence et aussi ... monter à la tour (272 marches) et regarder notre belle ville de là haut.
Merci aux bénévoles qui ont accepté de venir pour accueillir les nombreux visiteurs. »