dimanche 26 février 2017

Ils ont douze ans et braquent la pharmacie de la rue Eugène Houdret ( + VIDEO )


                                                     Cliquez sur l'image !

                                         In " 7 dimanche " de ce dimanche 26 février 2017
                                          un article de Geoffrey Wolff

Une vidéo de RTL : http://www.rtl.be/info/video/618124.aspx

1926 au quartier Sainte-Marguerite en compagnie du journal satirico-sulfureux " Nanesse "


                                         " Nanesse et Tchantchet ", spécial inondation de 1926
                                        Directeur : Armand Montaigle ( alias Hyacinthe Danse )
                               Direction , administration et rédaction : 56 rue Hocheporte - Liège






                                       "Nanesse",  mercredi 24 janvier 1926


                                             Réclame " Aux Caves de Porto ", 118 rue St-Séverin


                                       " Nanesse " mercredi 10 février 1926
                                        une réunion d'anti-Nanessistes a eu lieu rue de Hesbaye


"Nanesse ", mercredi 24 mars 1926
Encore une qui s'est faite " mistinguetter "


Mercredi 14 avril 1926
bal au café Pirson



Mercredi 5 mai 1926
Jazz-bandons-nous à l'Eden -Concert
rue St-Hubert


la petite demoiselle de la rue de Campine

 Mossieu et Madame de la rue Ste-Marguerite ...

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"Nanesse " en 1924 rue Hocheporte numéro 56


lundi 20 février 2017

Sainte - Marguerite en 1933




- «  Gazette de Liège « , samedi 28 janvier 1933
Mise en vent de blanc chez J. Goffin-Bovy



- «  Gazette de Liège « , mercredi 1 er février 1933
Notre-Dame des Arzis





- «  Gazette de Liège « , lundi 1 er mai 1933
Les fêtes mariales en l’honneur de Notre-Dame de Mai



- Samedi 13 mai 1933
Un terrible drame à la Maison de Retraite de Xhovémont. Le R.P. Haut abattu à coups de révolvers par Hyacinthe Danse, l’ancien directeur de «  Nanesse »



- Lundi 15 mai 1933
Les trois crimes d’Hyacinthe Danse. Avant de tuer le R.P. Jean Haut, Danse aurait tué sa mère et son amie




-  Samedi 23 septembre 1933
A l’Ouest, du nouveau ! Grande braderie


Merci au journal la «  Gazette de Liège «   !
Merci à tous ses journalistes anonymes  !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

dimanche 19 février 2017

Le triple meurtre de Hyacinthe Danse


Hyacinthe Danse et Armande Contat




                                             

           

Voici ce que l’on peut lire à propos de Hyacinthe Danse dans la «  Gazette de Liège » datée du 10 décembre 1934 :
«  Mon père, commence Hyacinthe Danse, était négociant en vin. Il descendait des seigneurs d’Ans, dont le nom se rencontre souvent dans l’histoire de Liège ».
Dans un mémoire destiné à sa défense, l’accusé déclare que son père était violent, brutal, alcoolique et syphilitique.
«  J’ai vu mourir mon père fou. J’avais 15 ans, j’en ai aujourd’hui 43 » ( il est donc né en 1891).
Et votre mère :
«  J’ai été conçu par une maniaque qui, au moment de ma naissance, était morphinomane. Ma mère, dès mon plus jeune âge, me conduisait auprès des cadavres. Elle se plaisait à me faire voir des spectacles sanglants ( égorgement d’une truie par exemple). J’étais très gâté. On me traitait en brillant sujet. On me conduisait en voiture aux distributions de prix d’où je rapportais des monceaux de livres » .

Les années de collège
«  J’étais déchiré entre les appels mystiques et les appels de la chair. Ces appels mystiques ne sont pas étonnants. Il y a un Danse qui fut légat du pape. Il est enterré dans l’église Saint-Denis. J’étais un obsédé de luxure ».

En 1910, Danse entre à l’université.
En 1912, il se marie, un enfant nait.
En 1913, il part pour la France afin d’y faire du théâtre. Il en revient malade.
1914 et la guerre. Danse devient libraire et antiquaire. Il avait plusieurs magasins.
En 1919, il reprend son métier d’artiste. Ils s‘accoquine avec Armande Contat, une prostituée. Plus tard, il rentre à Liège chez sa mère.
En 1924, il rachète  «  Nanesse «  au journaliste Deblauw, condamné à mort pour double crime.
Séjour en France où il essaye de faire du journalisme, puis de l’épicerie. N’y réussissant pas, il résolut de s’amender et de rentrer à la Trappe. Sa maîtresse s’y oppose.
Dans la vallée de Chevreuse, il se lie avec le curé du coin, l’abbé Vorage. Mais ils deviennent vite les pires ennemis. Il se lance dans l’occultisme. Seul un homme semble le comprendre, le père Roger, un franciscain. Danse se met tout le monde à dos. Il prétend à une cabale. Il assassine coup sur coup Armande Contat et sa propre mère.
« Je les ai ensevelies avec des objets religieux. J’y ai ajouté les masques mortuaires de Beethoven et de Baudelaire ».
«  C’est de la nécrophilie. A 14 ans, je faisais collection de têtes de morts. J’avais dépouillé le vieux cimetière de Sainte-Walburge ».

Après ces deux assassinats, il gagne Bruxelles. Puis il fut pris du désir de revoir sa maison natale en Hocheporte. La maison de Xhovémont n’était pas loin de là. Il serait difficile de conter comment il alla sonner à Xhovémont, comment le malheureux Père Haut l’accueillit, comment il servit de la bière à son ancien élève, comment le meurtrier tira.
«  J’ai vu une silhouette noire, une soutane. J’ai songé à l’abbé Vorage. Ai-je eu une hallucination ? Je n’en sait rien. J’ai tiré ».
C’est ainsi que prend fin l’interrogatoire de l’accusé le plus compliqué, le plus volubile, le plus armé d’intelligence et savoir-faire que l’on ait jamais vu aux Assises de Liège.


Lundi 17 décembre 1934, la «  Gazette de Liège «  titrait : «  Danse est condamné à mort ».








Maison de retraite de Xhovémont ( photo de 1906)


En -tête de l'hebdomadaire " Nanesse"
siège administratif : 56 , rue Hocheporte

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Ces deux articles parus dans la " Gazette de Liège "
, le samedi 13 mai 1933




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Caricature de Hyacinthe Danse
 parue dans le journal satirique liégeois " Nanesse "
le mercredi 14 juillet 1926

Dans son plus qu’admirable livre «  Les trois crimes de mes amis », Georges Simenon parle abondamment d’Hyacinthe Danse. En voici quelques extraits :

***  Hyacinthe Danse, en effet, s’il fournissait la plupart des élèves du collège, avait aussi la spécialité des ouvrages dits galants et, tout au fond de sa boutique, il me souvient d’avoir aperçu un rayon de « flagellation » qui m’ahurissait. Le bouquiniste était un bonhomme énorme, pesant dans les cent trente kilos et dont la face rose avait toujours un gai sourire. Le lundi, il rachetait deux marks votre manuel de littérature du R.P. Verrest et le jeudi il vous le revendait six marks, en rigolant, avec une tape amicale sur l’épaule.
Je devais avoir treize ans et demi et j’avais certainement de graves besoins d’argent quand je me décidai, un jour, à vendre trois livres, trois volumes de Victor Hugo richement reliés et qui, le dictionnaire me l’avait confirmé, faisaient partie de l’édition originale. Je revois Danse les tripoter, et moi, en face de lui, espérant entendre prononcer un chiffre énorme.
 – Combien ? questionnai-je, la gorge serrée.
- Vingt marks le tout, mon petit.
- Jamais de la vie ! C’est l’édition originale, celle de Bruxelles, et rien que la reliure …
- Tu veux vingt marks ?
- Non ! J’aime mieux garder les livres.
Pourquoi se tenait-il entre moi et ceux-ci ? Allait-il m’empêcher de les reprendre ?
- J’ai dit vingt marks … Maintenant, je vais ajouter quelque chose : ce serait peut-être imprudent d’aller te promener chez les bouquinistes avec ces livres-là … Moi, je suis un bon type …
- Qu’est-ce que vous voulez dire ?
- Que tes Victor Hugo viennent de la bibliothèque de l’Université … Je ne te demande rien … Cela ne me regarde pas…
J’étais devenu écarlate et je ne sais pas comment les vingt coupures d’un mark sont passées de la main de Danse dans la mienne. Il m’a reconduit jusqu’à la porte et, quand je me suis retourné, je l’ai vu sur son seuil, les mains dans les poches, la bedaine en avant, la trogne satisfaite.


***  L’un de nous avait effectivement Hyacinthe Danse entré dans la Kommandantur. Et c’est vrai qu’il avait une carte avec des cachets allemands, c’était vrai que, le soir, il arrêtait des petites filles dans la rue et qu’il les emmenait dans sa boutique aux volets clos. C’était vrai que Sidonie avait dû être transportée à l’hôpital, c’était vrai que … Nous finissions par savoir, bribes par bribes,  mais ce qu’elles refusaient de nous dire, c’est ce qu’il faisait exactement de leurs petits corps inachevés.
  - Il n’est pas comme les autres … C’est un vicieux …
Si bien que nous allions chez Danse tout exprès pour regarder la boutique en nous disant que là, dans ce vieux fauteuil, par exemple, le soir, une fois les volets baissés … J’entends encore la voix enrouée d’une petite, la fille d’une marchande de quatre saisons :
- T’avais qu’à pas te laisser faire !
- Il m’aurait dénoncée aux Allemands …

***  Quant à Danse, je sais maintenant ce qu’il faisait, ce soir-là, derrière ses volets baissés. Danse écrivait ! Il composait une ode à la paix, dans cette même pièce où les petites filles …
(….) Les Alliés sont dans les faubourgs de Liège.

Danse est prêt. Son ode est finie. Et il avait écrit en outre quelques chansons patriotiques qu’il allait pouvoir, sans perdre une minute, chanter dans les petites villes, vêtu en tourlourou d’avant-guerre, le visage gras et rose, le sourire en cœur selon la tradition du genre.


*** Danse, luisant et prospère, monstrueux poupon de cent trente kilos dans son uniforme neuf, faisait la tournée des petites villes et ,sous son nom de chanteur comique, on pouvait lire : «  Ancien prisonnier des Allemands ». (…) Dans sa librairie, Danse ne restait pas inactif : d’une écriture appliquée, sur de somptueux vélins, il écrivait des poèmes : Ode à Albert 1 er, Ode à Foch, Ode à Clémenceau. Il les envoyait, avec une lettre respectueuse, aux intéressés : le roi, Foch, Clémenceau, tous les autres, tous ceux qui venaient d’entrer dans l’Histoire. Sous sa signature, il n’omettait pas la mention : « victime civile des Barbares ». Si bien que quelques semaines plus tard, il recevait de larges enveloppes officielles.
      «  Monsieur,
      «  Sa Majesté a été sensible à …. »

Ces lettres d’hommes illustres venaient orner sa vitrine de bouquiniste, entourées de rubans aux couleurs nationales et, en 1933, quelques jours avant son triple crime, il devait publier la liste de toutes les attestations reçues de la sorte, que n’occupe pas moins d’une page de journal.

- Carte de visite de Hyacinthe Danse

Poète et auteur dramatique
Lauréat du Collège Saint-Servais et de l’Université de Liège
Membre de la Ligue nationale belge
Ancien membre des Amitiés françaises


samedi 18 février 2017

Une radioscopie de " Salut Maurice " - Deuxième partie de 2000 à 2005



                                             " Salut Maurice "  12 - mars 2000 - compte 23 pages



                                                     " Notre quartier " un article signe Christian Fisher



                                      " L'église St-Hubert et son quartier " plan fourni par Louis Nisse

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                                                Dans le " Salut Maurice " spécial " Projet de quartier "
                                                 la liste des représentants des habitants du quartier

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                                              " Salut Maurice " n 14 - septembre 2000

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                                                    Dans le " Salut Maurice " n° 15 de décembre 2000
                                                  " Le geste du Liégeois Maurice Waha " signé par
                                                         Joseph Collard et Francis Drapeau

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                                               " Salut Maurice " n° 16- mars 2001


                                             " Une Mairie de quartier et ses logements à Sainte-Marguerite
                                             trois photos des maisons n° 44 à 48 en 1900 et en 1974






                                                " Attention ! Stop ! Patrimoine en danger.
                                                Un article signé par Jacques van de Weerdt
                                              ( ou quand " Salut Maurice " monte aux barricades ... )

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                                                " Salut Maurice " n° 17 - juin 2001



                                                                   "  Hocheporte, une école à vendre "

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                                                                Louis Piront , prêtre ouvrier
                                                       un article de Marie-Hélène André

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                                                      " Salut Maurice " n° 18 septembre 2001

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                                                    " Salut Maurice " n° 21 - juin 2002

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                                                        " Salut Maurice " n° 23 - décembre 2002


                                                      Monsieur le curé Ulric Detroux s'en va


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                                                       " Salut Maurice " numéro 24, mars 2003


                                                            Du meuf à la coordination de quartier,
                                                                une tête de déjà vu ... ?
                                                                 signé : Alain Dengis

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                                                         " Salut Maurice " numéro 25, mai 2003
                                                             compte 25 pages


                                                  Affiche de la fête du quartier Sainte-Marguerite
                                                                      du 31 mai 2003


                                        " Les rues et la rivière " , poème de Jacques Izoard


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                                     " Salut Maurice " numéro 26, septembre 2003


                                          le magasin " Au grain de café ", rue Sainte-Marguerite



                                         Ferblanterie Charles Deschampheleire,
                                            rue Sainte-Marguerite 359 en 1916


                                            Concours littéraire " Demain à Sainte Mar "
                                        par Khaled El Hadouchi et Marouanne Nammas

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                                                      " Salut Maurice " numéro 31, novembre 2004


                                                           La tragédie du 7 septembre 1944



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                                           Dans le  " Salut Maurice " numéro 32, février 2005
                                                une fête multiculturelle

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                                                 " Salut Maurice " numéro 33, mai 2005


                                             Un des deux châtaigniers de la rue Isi-Collin


                                                           Plaques et monuments de Sainte-Marguerite
                                                        inventaire dressé par Jacques van de Weerdt


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                                                     " Salut Maurice " n° 34, septembre 2005




                                                     Resto communautaire au Chalet
                                                     rue Naniot, n° 3
                                                               un article de Renée Raskin

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                                                     Première sortie des deux géants
                                                      Marguerite et Hubert
                                                         un article de Alain Dengis
                                                       dans le " Salut Maurice " n°35


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Quelques signataires de quelques articles de 2000 à 2005 :

- Christian Fisher, commerçant du quartier, membre de l’ARCO
- René Meertens, membre du «  val de la Légia « 
- Isabelle Crunemberg, de l’Asbl «  La Marguerite « 
- William Ancion
- Marie-Thérèse André, membre de la coordination socio-culturelle de Sainte-Marguerite
- Christian Dengis, membre de «  La Marguerite « 
- Georges Deschampheleire, habitant du quartier
- Jacques van de Weerdt, un des fondateurs de «  Salut Maurice « 
- Christian Legrève
- J.J. Gadeyne
- Christian Gadeyne
- Joseph Collard
- Francis Drapeau
- Monique Damiaens, dessinateur à la «  P’tite boutik », n°6 rue Sainte-Marguerite
- Hugues Nandrin, chef du projet ZIP
- Pascal Lallement, mise en page de «  Salut Maurice »
- Denis Fauconnier, théâtre à Denis
- Colette Vanhee, coordinatrice à Sainte-Marguerite
- Jacques Izoard, poète, habitant du quartier
-  Alain Dengis, coordination Sainte-Marguerite
-  Christophe Smets, coordination Sainte-Marguerite
-  Catherine Alavarès, régie de quartier
-  Almundena Vaquerizo Gilsanz, maison de la citoyenneté
- Frédéric Bayard, centre de Ressources Sainte-Marguerite
- Sophie Jost
- Maguy Thiry-Thiteux
- Sylviane Kech
- Rénée Raskin, journaliste
- Anne-Marie Nys, présidente de la CSCSM

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