dimanche 29 janvier 2017

Le quartier Sainte-Marguerite en 1935



-  « Gazette de Liège » , samedi 12 janvier 1935
Erres Radio, chez Clemens, rue Sainte-Marguerite



- «  Gazette de Liège », samedi 6 avril 1935
Les magasins J. Goffin-Bovy



- «  Gazette de Liège », jeudi 9 mai 1935
Poussée par la haine ou la folie, une femme tue son voisin de deux coups de poignard



- Vendredi 25 juin 1935
La Journée des Aveugles de Guerre. Ils sont accueillis, entre autres, par les élèves de l’institut Saint-Joseph





- Jeudi 4 juillet 1935
Un horrible crime rue Saint-Hubert



- Lundi 15 juillet 1935
Un coup de grisou au charbonnage de l’Aumônier. 8 mineurs atrocement brûles, 4 d’entre eux succomberont ( et le bilan s’alourdira encore dans les jours suivants)



- Mercredi 11 septembre 1935
Lors de la braderie, une conduite d’eau se rompt à Sainte-Marguerite



-  Jeudi 10 octobre 1935
Aménagements du territoire au quartier Sainte-Marguerite



-  Samedi 26 octobre 1935
Une ménagère est assaillie chez elle rue Chaussée



-  Samedi 9 novembre 1935
Flexy-Shoe, rue Sainte-Marguerite, 53



- Décembre 1935
L’opticien Mulders, 151, rue Sainte-Marguerite



- Décembre 1935
Fourrures Donnay-Hennes, 25 rue St-Séverin



- Décembre 1935
Chaussures à l’Etoile,143 rue St-Séverin et 92 rue Sainte-Marguerite

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jeudi 26 janvier 2017

The WEBAU présente : " Le quartier de l'Ouest en 1973 " ( vidéo)




Vous avez peut-être déjà vu cette vidéo tournée en 1973 dans notre quartier. La revoici avec la bande-son ( qui manquait peut-être alors …).

Merci à Robert Ruwet qui a relayé ce document assez saisissant. Vous pourrez y retrouver des scènes de vie qui appartiennent irrémédiablement au passé ( lieux disparus, charrettes tirées par des chevaux, … et même des majorettes).

La société The WEBAU et Baudouin Werelds présentent : «  Liège, quartier de l’Ouest en 1973 » :



lundi 23 janvier 2017

" Salut Maurice " n°92 de janvier / février 2017



Le « Salut Maurice » n°92 de janvier – février 2017 va bientôt sortir de chez l’imprimeur. En attendant qu’il soit distribué dans tout le quartier, le voici en version numérique :



Bonne lecture !

vendredi 20 janvier 2017

Robert Ruwet: " Liège, la province aux 600 châteaux "




Sauf erreur, il n’y a pas de château dans notre quartier (*). Alors pourquoi afficher un article qui renseigne la sortie prochaine de cet ouvrage ? Tout simplement parce que l’auteur, qui n’est autre que Robert Ruwet, connait notre faubourg comme sa poche. De surcroît, jadis, il enseigna à l’école d’armurerie de la rue Léon Mignon, il fut bibliothécaire rue Sainte-Marguerite, auteur et acteur au Studio-Théâtre rue de Waroux, etc … De nos jours, il est un des rédacteurs du journal «  Salut Maurice » et on le retrouve régulièrement sur les planches.

Robert a écrit une dizaine d’ouvrages typiquement liégeois. Si vous désirez en avoir un premier aperçu (ils ne sont pas tous répertoriés dans ce lien), jetez un œil ici :


En n’oubliant pas la vidéo racontant le « Mal Saint-Martin » :


(*) à part peut-être le " château de Xhovémont ".

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Pour en revenir au livre « Liège, la province aux 600 châteaux », la sortie en libraire est prévue début février 2017, c’est-à-dire demain.

Bonne lecture !


                                              Cliquez sur les images !


                             Robert Ruwet présentant son livre lors d'une conférence à Tinlot

jeudi 19 janvier 2017

Le quartier Sainte-Marguerite en 1883


                                                    Hocheporte vers 1880








- Gazette de Liège, février 1883
Un mendiant cousu d’or



- Gazette de Liège, samedi 17 mars 1883
Au Cercle St-Hubert, conférence de Joseph Demarteau : « Les premières dames liégeoises », souvenir d’il y a douze-cents ans



- Gazette de Liège, lundi 19 mars 1883
Au cercle St-Hubert, rue Agimont, grande fête foraine



- Samedi 2 juin 1883
Exposition d’objets rapportés d’Afrique au cercle St-Hubert



- Vendredi 13 juillet 1883
Foire aux chevaux et aux bestiaux rue de Hesbaye



-  Samedi 14 juillet 1883
Accident de la mine



-  Lundi 16 juillet 1883
Au Fond de l’Empereur et éclairage public



-  Jeudi 9 août 1883
Eboulement à l’école de Hocheporte



- Mercredi 7 novembre 1883
Séance dramatique au patronage St-Joseph, au faubourg St-Laurent

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mercredi 11 janvier 2017

Sainte-Marguerite en 1951 - 2 ème édition



- «  Gazette de Liège », vendredi 19 janvier 1951
Jean Corvisier, 50 place Saint-Séverin



-  «  Gazette de Liège », mardi 23 janvier 1951
Pour les amateurs de cinéma sonore : C. Maghuin, 51 rue Saint-Hubert



- «  Gazette de Liège »
Maître opticien Mulders, 135, rue St-Séverin





-  Accident rue Léon-Mignon et réclame Goffin-Bovy



-  Vendredi 8 mars 1951
Au stock liégeois, 6 rue St-Hubert



-  Vendredi 18 mai 1951
Le challenge Maurice Waha



-  Lundi 2 juillet 1951
Une nouvelle maison Jean Troisfontaines s’est ouverte ce samedi au 127 rue Saint Séverin





-  Jeudi 25 octobre 1951
Ding-Dong-Dong. Les cloches rentrent à Saint-Martin



- Mardi 30 octobre 1951
Monseigneur Kerkhofs bénit les deux nouvelles cloches de Saint-Martin





- Samedi 22 décembre 1951
* Librairie J. Bellens, n° 83 rue Sainte-Marguerite

Meubles J. Collard, n° 108 rue Sainte-Marguerite

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mardi 10 janvier 2017

Du nouveau dans les soins intensifs de l'hôpital Saint-Joseph



Grâce à un reportage de 3 minutes diffusé ce mardi 10 janvier 2017 dans le J.T. de 19h30 de la Rtbf, nous vous proposons d’aller faire un petit tour dans le service des soins intensifs à l’hôpital Saint-Joseph.

C’est par ici :


dimanche 8 janvier 2017

A donner sur Liège



Une page Facebook intéressante.

 Échanger, donner, troquer,prêter, emprunter,
 Objets et services
(Pas d'animaux, pas de médicament  )
Publications culturelles et sociales autorisées.
C’est par ici :


samedi 7 janvier 2017

Léon Maurice Linze : " Printemps du siècle " - Gens et chôses du Passé au Pays de Meuse




Un des ouvrages de souvenirs de Léon-Maurice Linze qui vécut dans les quartiers Xhovémont et Sainte-Marguerite. Je ne sais – jusqu’à présent – que peu de choses à son sujet. «  J’avais six ans lors de l’affaire Dreyfus », nous confie-t-il dans ces pages, soit en 1894, donc il serait « né avec le siècle », comme on disait alors, soit en 1900 . On peut lire dans la préface d’un autre livre que Léon-Maurice Linze « perdit un fils bien aimé mort pour la Belgique. Les longs mois passés dans les camps allemands et dont il revint meurtri dans sa chair, mais l’âme intacte (…) «.

Ce livre fut publié en 1950. Un petit bijou dans le genre !


Extraits :

- Parmi les souvenirs qui m’attachent au quartier Sainte-Marguerite, celui du petit tram de Fontainebleau est un des plus vivaces. J’avais six ans. (…) Il contenait bien vingt personnes et roulait aussi vite que nous lui courions après. (…). Second stade, le petit tram se risqua, un jour, jusqu’à la place du Haut-Pré. Ce n’était guère la fête, pour les chevaux !

- Les quatre ruelles. C’est improprement que j’intitule ce chapitre en français. Jamais, en effet, on n’employait que le vocable « Les qwates roualles ». C’était l’embranchement de la rue Naniot, de la rue Naimette et de la ruelle des Chats, un carrefour désert et idyllique. Si vous vous y trouvez et que vous supprimiez, par la pensée, tout ce qui est construit : maisons, église, couvent, chaussée, que vous réduisiez considérablement la largeur de la chaussée,  bordiez les venelles de talus et de haies incultes, vous aurez reconstitué les «  Qwates rouales » de ma jeunesse. Ah oui ! J’oublie des accessoires, dans le décor : des fleurs et des parfums, des oiseaux et des chants, des enfants et des cris, des amoureux et des baisers. Et du soleil, par-dessus tout. (…)


Faits divers. Macabre découverte. Dans un terrain vague de la rue Léon Mignon, on a trouvé le cadavre d’un homme qui s’est suicidé d’une balle de révolver à la tempe. Vers ces temps-là, une maison en construction, au bas de la rue Hullos, s’effondra sous la poussée des eaux dévalant du «  jardin des folles », un jour d’orage. Dégâts matériels. Un café que l’on transformait rue Sainte-Marguerite face à la pharmacie Semertier, vit son premier étage descendre dans la cave, sous le poids des briques imprudemment accumulée. Deux fillettes y furent tuées. Enfin, lors d’un coup d’eau qui se produisit à la houillère Sainte-Marguerite, deux immeubles de la rue de l’Ouest (rue du Général Bertrand) furent aspirés dans un cratère d’une telle profondeur qu’on ne put rien en retirer.

- La fête paroissiale. On ne peut s’imaginer la place qu’occupait dans la vie locale, la fête paroissiale. «  Li fiesse d’èl porotche ». On en parlait et s’y préparait de longue date, économisant pour «  se rhabiller » et pour faire face aux frais de table et d’amusement. Certaines d’entre elles, comme Ste-Marguerite, St-Maur, Chênée, constituaient un événement sensationnel, attiraient une foule considérable. (…) Les festivités s’y succédaient pendant quinze jours, jusqu’au « jeudi de l’Octave ».



(…) Faire le «  tour de la procession » n’était pas une sinécure, car à cette époque, chaque rue isolée, la moindre venelle voulait avoir l’honneur de son passage. Il n’était pas rare que la rentrée se fit à deux heures de l’après-midi et au-delà, alors que la procession avait débuté vers neuf heures du matin. A Sainte-Marguerite, dont le territoire a été amputé depuis lors de deux paroisses, on déambulait ainsi aux confins de Burenville, au pied d’Ans, puis de Naniot à Xhovémont, escaladant la rue des Fossés pour redescendre Publémont. (…) De très nombreux reposoirs en jalonnaient le cours. Ces stations étaient pour les jeunes gens porteur de la statue de la Vierge, l’occasion de faire halte pour se relayer. Ce geste, banal en soi, donnait lieu à des manifestations dramatiques. La superstition attachait à l’arrêt de la Vierge, devant la maison, la valeur d’un présage de mort, dans l’année, d’un des habitants. (…)
Dès la rentrée de la procession, le temps est aux réjouissances. La jeunesse entoure les carrousels, les balançoires, les échoppes, les éventaires en plein vent. (…)  D’heure en heure, l’affluence se fait plus dense, pour atteindre à la vesprée, une compacité inimaginable. (…) Un feu d’artifice était tiré place du Haut-Pré.


-  La «  rawette ». Il arrive bien, de temps à autre, qu’un commerçant offre à l’enfant qui accompagne sa maman, une chique ou un bonbon, mais autrefois, la rawette faisait partie du protocole. Un épicier qui ne donnait pas la rawète était classé. (…) Chaque samedi, j’allais chez le charcutier Hoppen, place Saint-Séverin, chercher, pour le souper, une « portion de quinze » : un morceau de boudin noir, un de blanc, une tranche de tête pressée, coupée au jugé. C’était la «  dressèye » traditionnelle. La rawette consistait en un morceau de boudin. (…) Et quant aux ménagères sans enfants, direz-vous ? Il y avait toujours un chat, un toutou. « N’av’ rin po mi p’tit tchin ? » (…) Le dernier-né d’une famille, c’était la rawette.

-  «  Niet bestellen op den zondag » (pas livré le dimanche) furent les premiers mots flamands que je connus, avec «  Eendracht maakt macht » ( l’union fait la force ), des pièces de monnaie, que nous prononcions «  Endrakmakmak ».



-  Puisque nous voilà attablés, rappelons qu’on demandait «  ine gotte avou on bain d’pid » (une goutte avec un bain de pieds). Quand le verre était bu, on versait le contenu de la soucoupe qui constituait un supplément apprécié. C’était le temps heureux où l’on pouvait obtenir, dans un petit café du Mont Saint-Martin, une goutte avec un petit pain pour 5 centimes, et sur la Batte, « treus bons cigâres po cinq censes ».




Crachoirs publics. C’était un accessoire assez fréquent, autrefois. De forme rectangulaire, de la grandeur d’un journal plié en deux, le crachoir était généralement en fonte émaillé bleu-clair. On l’emplissait de sable fin destiné à être renouvelé plus ou moins fréquemment. Je connais peu d’endroits où l’on n’en rencontrait pas : cafés, bâtiments publics, corridors d’écoles, d’hôpitaux, entrées d’églises, salles d’attente.

- Le Liégeois possède, entr’autres particularités, une solide réputation de hâbleur, qui le rend amusant compagnon et d’un commerce agréable. Il sait conter, avec intérêt. Pour lui, un feu de cheminée prend les proportions d’un incendie, une dispute, surtout s’il y a participé, devient une bagarre, un rassemblement c’est «  des cint mèyes di d’jins » (cent mille personnes) et la fortune d’un concitoyen aisé se chiffre à des millions. Il rend, avec générosité, des points aux Méridionaux et lors de l’exode de 40, on l’appelait, en France, Marseillais du Nord.




Dans mon quartier de Sainte-Marguerite, j’en savais pas mal qui, le soir venu, et chaque soir, se payaient leur tamponne. L’un d’eux, sa journée finie, s’asseyait avec sa femme sur le seuil de sa maison ; derrière la porte, deux litres étaient tenus au frais dans un seau d’eau, deux coquetiers servaient de verres. C’était moins fragile. Au cours de la soirée, l’homme demandait : «  Qué novèle, ni sope-t’on nin ? » (quelle nouvelle, ne soupe-t’on pas ?) Sa femme allait chercher deux grands cornets de frites, une livre de boudin, pour compléter la ripaille. Lorsque pendant la nuit, il était altéré, il se rendait à la fontaine publique dans l’appareil vestimentaire le plus sommaire, pour y chercher un broc d’eau. Elle avait, affirmait-il, la propriété de le «  remettre ». (…) Certains n’allaient pas travailler sans leur plate, en poche. J’ai d’autre part, connu un écrivain de chez nous qui produisait ses meilleurs pages quand il était «  imbibé ».

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En bonus,

Merci à Robert Ruwet pour ces infos et pour la photo :


Né à Liège en 1900, Il travailla comme instituteur (Ecole Communale de Sainte-Walburge) et devint directeur d’une école primaire au sein de l’enseignement communal liégeois mais il avait deux grandes passions. Tout d’abord la moto : il a parcouru l’Europe, l’Afrique et l’Asie sur ces engins tonitruants. Mais sa seconde passion était nettement plus paisible : la poésie.
Il fut vice-président de l’Association des écrivains belges, membre de l’Académie luxembourgeoise et membre titulaire de l’Académie internationale de Culture française.

Il est mort à Liège le 28 janvier 1993.




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Vous pouvez trouver utilement ce livre à la bibliothèque de Chiroux à Liège ( section réserve).