jeudi 31 décembre 2015

Dernières nouvelles du vieux monsieur de Fontainebleau


                                             Edgar Degas : " Le violoniste pour la leçon de danse "

Le vieux monsieur sortit de la taverne «  Aux Portes de Liège ». C’était le 19 juin, le jour  de son anniversaire. Il avait renoncé à manger le plat du jour ( des rognons avec des frites, qu’il n’aimait pas trop, les rognons). Par contre, il avait bu trois bières ( juste la dose pour se sentir « pèté »). Le patron lui avait remis «  Le Petit Saint «, un roman de Georges Simenon qu’un certain Robert Lecidre, un camarade de bistrot, lui avait confié le matin, pour faire suivre. Le vieux monsieur fit une courte halte aux feux rouges puis descendit vers l’arrêt de bus «  Fontainebleau ». Il s’assit sur la banquette, feuilleta le livre, en grands caractères, celui-là, idéal pour une lecture agréable, pas loin de 400 pages . Soudain, son corps pencha sur la gauche, s’affala sur le banc, puis, déséquilibré, tomba par terre. Le roman finit lui aussi par glisser de ses mains. Assise à ses côtés, une étudiante sursauta : «  Monsieur… Ca va, monsieur ?». Elle eut le bon réflexe : appeler le 112. Un médecin arriva vite sur les lieux : «  Il est mort !  «, conclua –t-il , après auscultation .

                                                     *
«  Bon ! Je descends au Cadran ou aux Guillemins ? Va pour les Guillemins, plus facile d’accès pour mes pauvres guibolles. Et puis d’ici là, j’aurais le temps de digérer mes deux, hips !, mes trois bières … Mais qu’est-ce que je raconte, moi ? Plus la peine de me poser la question … T’as pas entendu le toubib : «  T’es mort, mec ! ». Refroidi ! Cette fois, t’y es passé ! Bien content, tiens ! Tu vois : c’était pas si terrible que ça ! «  Oh ! il a eu une belle fin ! Et le jour de son anniversaire, y paraît , cô por ! «

                                                    *
Un passant l’avait reconnu : «  Il habite là tout près, au numéro 147 de la rue Sainte-Marguerite, le p’tit nouveau building. C’est madame Zaza qui ouvrit la porte. Elle avait le double des clefs de l’appartement du vieux-monsieur –de-Fontainebleau.
- Qu’est-ce qu’il a eu ?
- Il est mort il y a une demi-heure, sans doute d’une crise cardiaque. Il vivait seul ?, demanda l’officier de police
- Oui, divorcé .
- Il avait des moyens d’existence ?
- Sans doute. Il ne faisait pas de folies, mais ne se laissait manquer de rien.
- Où prenait-il ses repas ?
-  Souvent ici. Il aimait cuisiner. Il y a une petite cuisine derrière la porte. Autrement , il allait parfois «  Aux Portes de Liège «  ou dans une des brasseries de la place de la République Française.
Le docteur Delsol demanda :
- Qui va s’en occuper ?
- C’est nous.
- Qui vous ?
- Moi et les locataires. Tout le monde l’aimait bien. Il y en a des qui sont partis en vacances, mais on s’arrangera.
-  Et l’argent ?
-  Peut-être qu’on pourra se servir de celui qui est dans son portefeuille. Et puis il m’a montré un jour une cachette …
- Je pense que vous n’aurez pas à vous en donner la peine et que, dès que la nouvelle paraîtra dans le journal, la famille se présentera.
Madame Zaza devait avoir une idée là-dessus, car elle haussa les épaules.

                                                 *
«  La famille se présentera, tu parles ! Chez nous,  nous étions quatre garçons et une fille ». Marie, elle aime bien ses frères mais de loin, c’est sans doute pour cela qu’elle habite dans les Amériques. Nos parents étaient religieux aussi ils  baptisèrent leurs enfants des noms des quatre évangélistes. Mathieu est tellement riche qu’il regarde tout son petit monde de très haut , Marc est rentré dans les ordres (bouddhistes) et Luc, aux dernières nouvelles, a tourné poivrot . Puis , il y a moi. Ma fille, Lola, dit à tous ceux qui veulent bien l’entendre : «  mon père ? c’est un sacré drôle de coco !» . Mon épouse attitrée, pour vous donner une idée, quand je l’ai rencontrée, je lui ai dit : «  Tu es la seule, l’unique, je t’aimerai toujours » et au même moment, je me demandais où était la sortie de secours. «
                                                 *
Madame Zaza a dit à l’inspecteur qu’elle ferait la toilette du vieux-monsieur-de-Fontainebleau. Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait la toilette d’un mort. Même qu’elle était réputée pour cela dans tout le quartier, peuplé par beaucoup de personne d’origine étrangère. «  C’est tout de même mieux qu’à la morgue », qu’elle disait toujours. Elle se fit aider par sa nièce. Quand elle eut fini, elle invita les voisins de l’immeuble : «  Venez le voir. Il est tout propre. On dirait qu’il dort. »

                                                *

" Misère ! Comme on devient ! Et dire que madame Zaza m’a vu tout nu. Heureusement que je venais me raser le pubis. Je le fais depuis qu’un dame de petite vertu m’a dit un jour : «  Voir un mec avec des poils de vingt centimètres  autour du zizi, ça me coupe l’appétit, tiens ! « . Depuis, j’ai toujours de la crème dépilatoire à portée de main, la Veet.  Ce qui m’emmerde le plus c’est qu’elle a vu mon gros ventre de buveur de bière ; quoique, j’étais couché sur le dos, donc cela a atténué. J’me savais pas aussi pudique.
Bon , c’est pas tout ça mais je vais devoir vous quitter définitivement. Faisons un ultime bilan. J’ai eu de la chance : je suis né blanc, homme, européen, je n’ai pas connu de guerre, je n’ai tué personne, je ne me suis pas fait trop entubé, je suis né pas très malin mais pas complètement abruti. Mais j’recommencerais plus, même pour tout l’or du monde ! Ca non, jamais ! »

Je coupe, là ! Bonne chance ! «

                                                                                                              Jean Catin - Liège

mardi 29 décembre 2015

Les feux d'artifice terrorisent les animaux




Pour les animaux de compagnie et en prairie, les feux d'artifice représentent une source de panique. Certains y perdent même la vie. Aussi, GAIA demande aux bourgmestres de Belgique d'interdire les feux d'artifice de particuliers. « Les infractions doivent être punies par une SAC », estime le président de GAIA, Michel Vandenbosch. « Les feux d'artifice ont pour effet de terroriser les animaux. » L'organisation invite également tout un chacun à signaler via le site web de GAIA les incidents causés par des feux d'artifice et impliquant des animaux.

Certaines déflagrations de feux d'artifice atteignent 160 décibels. Pour comparaison, un avion à réaction qui décolle produit 125 décibels à une distance de 100 mètres. En outre, les animaux ont une ouïe beaucoup plus fine et sensible que l'oreille humaine. Pour eux, les détonations sont donc une vraie torture. Chaque année, des animaux paniqués et déroutés s'enfuient loin des déflagrations et des éclairs lumineux. Ces animaux de compagnie ou de prairie finissent souvent par se perdre voire se blesser. Certains perdent même la vie.

« Je crains qu’il y aura encore des problèmes cette année », regrette Michel Vandenbosch. GAIA est donc demandeur d'une interdiction d'allumer des feux d'artifice pour les particuliers, et de sanctions administratives communales pour les contrevenants. « J'ai conscience que ce n'est pas une opinion populaire, mais que l'on se mette à la place des animaux. Pour eux, les déflagrations soudaines ne sont qu'une source de terreur. Il est donc grand temps d'appliquer une interdiction des feux d'artifice de particuliers.

L'organisation de défense des animaux encourage également les citoyens à lui signaler tout incident lié à des feux d'artifice et impliquant des animaux. Pour ce faire, elle met à disposition un lien sur son site internet, ou l'adresse e-mail info@gaia.be. « Qu'il s'agisse d'animaux qui s'enfuient car pris de panique, qui décèdent en raison des détonations... informez-nous tout incident », appelle le président de GAIA. Après le Nouvel an, l'organisation dressera un bilan et espère ainsi pouvoir exercer plus de pression pour une interdiction des feux d'artifices de particuliers.

Quelques conseils
En attendant des mesures plus structurelles en faveur des animaux, GAIA adresse ces quelques conseils pour le réveillon. L'idéal étant bien sûr de ne pas utiliser de feux d'artifice.

Gardez tous les animaux de compagnie à l'intérieur dès la tombée du jour. Fermez les rideaux et les volets.
Laissez la lumière et la radio ou la télévision allumées afin que le bruit et les éclairs soient un peu atténués.
Si votre chien est très sensible au bruit, parlez-en à votre vétérinaire. Évitez d'administrer vous-même des médications. Certaines substances contenues peuvent anesthésier votre animal mais pas le rendre insensible à la peur pour autant.
Gardez les chevaux, ânes, poneys ou bovins dans l'étable.
Veillez à ce que votre animal soit pucé et enregistré, et qu'il porte un collier nominatif. Il sera ainsi bien plus aisé de le retrouver s'il devait prendre la fuite.
Si vous envisagez d'utiliser des feux d'artifice, informez-en vos voisins et les éleveurs des environs. Ils pourront également prendre les mesures nécessaires.
Vous pouvez habituer graduellement votre animal aux feux d'artifice. Des CD comportant des sons de feux d'artifices sont disponibles à la vente, et des fichiers de tels enregistrements peuvent aussi être téléchargés sur internet.
Veillez à ce qu'aucun feu d'artifice ne soit allumé à proximité d'un animal. Vérifiez qu'il n'y a pas d'animaux dans les prairies avoisinantes: les chevaux et les vaches ont, eux aussi, peur des feux d'artifice.
Les pièces d'artifice devraient être mises en place le plus tard possible, et avant leur allumage, veillez à ce que des animaux ne s'y soient pas cachés.
Ne réconfortez pas exagérément votre animal (à moins qu'il soit en état de panique complète). Il pourrait comprendre que quelque chose va mal et que sa peur est justifiée. L'idéal est de se comporter naturellement.

Ne punissez pas un animal qui montre des signes de peur.

lundi 28 décembre 2015

Une de nos pharmaciennes prend sa retraite




Nicole Lemaire, une des pharmaciennes de la rue Saint-Séverin, prend sa retraite ce 31 décembre. Elle a commencé à travailler dans notre quartier en 1982. Un sacré bail !  Vous l’avez sans doute connue, accueillante, toujours avec le sourire.
Nous lui souhaitons, tout d’abord, de très bonnes fêtes et ensuite une heureuse retraite en souhaitant la revoir bientôt ici et là dans notre quartier.
Là revoici dans un reportage tourné à l’époque de la fermeture du bureau de la Poste, rue Saint-Séverin.


Christophe Roufosse et l'école Léon Mignon



Christophe Roufosse, un Liégeois «  maître graveur » d’armes à Los Angeles. Formé à l’école Léon Mignon au cadran ( Sainte-Marguerite), il cisèle et personnalise de prestigieux fusils de chasse.

«  Quand on est né à l’hôpital de Bavière et qu’on va à l’école au Cadran, on ne se voit pas qu’on va vivre ça un jour … », lance, en riant, Christophe Roufosse .

«  J’ai grandi à Burenville, et fait mes études secondaires à l’athenée de Montegnée, puis à Saint-Luc, exprime-t-il. C’est là que je suis tombé amoureux de la gravure et que j’ai poursuivi une spécialisation à Léon Mignon, école dont la renommée et le prestige sont reconnus dans le monde entier. » (…)


                                                                 Extrait d’un article de C. Vrayenne
                                                            dans «  La Meuse » de ce lundi 28 décembre 2015

Une vidéo de RTC , télé Liège :


vendredi 25 décembre 2015

Instantanés de la messe de Noël à Sainte-Marguerite


La crèche de l'église Sainte-Marguerite














                                                    " Il est né le divin enfant "

                                                        A l'orgue : Gaston Macors



                                              ... les Liégeois le reconnaîtront ...



jeudi 24 décembre 2015

Instantanés de la messe de minuit à l'église Saint-Servais








                                                 
                              " Gloria in excelsis Deo " - " Les anges dans nos campagnes "


                                                " Il est né le divin enfant "


                                                        " Douce nuit "


                                                     "Adeste fideles "

mercredi 23 décembre 2015

Cafés et restaurants d'antan


«  En 1914, le Vénitien, rue Sainte-Marguerite, était aussi un restaurant, tenu par les sœurs Peeters. Dans les années 1930, leur voisin fut le local de l’Association des commerçant et industriels de l’Ouest, où l’on trouvait également des bières de brasserie, du tabac et des cigares. Quant au vis-à-vis, c’était une boulangerie-pâtisserie verviétoise avec une spécialité : la tarte à la maquée. »




«  Rue Sainte-Marguerite, une dizaine de mètres plus haut, le café Jean Bovy proposait aussi la réparation de vélos. Une mansarde y est à louer et une affichette fait la promotion d’une pièce en wallon du théâtre de Fontainebleau »



«  Au tournant de la rue Fond Saint-Servais, le café de la Hesbaye était tenu par un menuisier, Jules Banc. »



« On qualifiait le Clou Doré de «  Palais de la gastronomie ». C’était un hôtel, mais son restaurant étoilé, sa superbe terrasse ouvrant sur la ville et ses jardins étaient internationalement connus. Il était alors tenu par un homme de qualité, Pierre Kraus. Georges Simenon y passera en mai 1952, avant de recevoir le lendemain à Bruxelles ses palmes d’académicien. »

                                            Source : «  Hôtels, cafés et restaurants liégeois autrefois » de Jean Jour


dimanche 20 décembre 2015

Quelques décorations de fin d'année dans le quartier Sainte-Marguerite en 2015



































Eglise Saint-Servais, le dimanche 20 décembre 2015



                                                La crèche à l'église Saint-Servais







Basilique Saint-Martin, le dimanche 20 décembre 2015




                                                               La crèche de la basilique Saint-Martin




Eglise Sainte-Marguerite, le dimanche 20 décembre 2015







l'organiste de la paroisse, Gaston Macors



                                                                 Vî Bon Diu d'Al Fosse