dimanche 25 janvier 2015

Le Carrefour de Fontainebleau


                     Des mineurs du charbonnage de Sainte-Marguerite à la toute fin du 19è siècle




Cet endroit, appelé carrefour de Fontainebleau, est aujourd’hui bien dégagé, non seulement par les travaux des liaisons autoroutières mais par la disparition du charbonnage de Bonne-fin et par la dramatique explosion du 7 septembre 1944 où un petit char Goliath, téléguidé et bourré de dynamite, a fait sauter tout le quartier, faisant 200 victimes dont une centaine de morts. La plupart faisaient la file devant la boulangerie Humblet en espérant acheter un pain de mauvaise qualité. Le malheureux héros de ce drame inutile survenu la veille de la libération est Maurice Waha. Il aurait tenté, en vain, de désamorcer l’engin de mort allemand.  Un modeste monument lui est dédié.

Non loin de là, rue Général Bertrand (ancienne rue de l’Ouest), en face de l’Institut Saint Sépulcre, se trouvaient les Bains de l’Ouest inaugurés en 1913 où les mineurs de Bonne-Fin avaient l’autorisation d’aller se récurer. Des bacs étaient disposés entre la rue Général Bertrand et la rue Hubert Goffin pour permettre aux habitant(e)s de laver leur linge. Cet endroit existait déjà en 1868 où il était occupé par le théâtre Molière. Il est devenu aujourd’hui un terrain aménagé en parking.

La salle de Fontainebleau et la Brasserie du même nom étaient situées à l’emplacement de l’ancien couvent des Petits Capucins construit dès 1661 et vendu après la révolution de 1789 pour devenir un lieu de plaisance. On accédait à la salle de Fontainebleau par un long couloir en escaliers qui démarrait au n°135 de la rue Sainte Marguerite ou par l’entrée carrossable rue de Fexhe n°23 qui conduisait dans les jardins. L’ancien chemin d’accès carrossable mais étroit vers la Brasserie se trouve toujours rue de Fexhe n°9. La grande porte cochère est toujours visible avec son fronton. Seuls les deux battants peints en vert ont été remplacés par une petite porte de récupération.

Le Cercle Sainte-Marguerite se trouvait rue Louis Fraigneux n°68 à côté des bâtiments du charbonnage. 

Cette salle a accueilli des troupes théâtrales et les groupes vocaux : « Les Chanterelles » et « Les Buches Chantantes » qui ont enchanté, le mot convient, les nombreux habitants de ce quartier.
Les "Buches" étaient surtout des anciens de l'Institut Saint Joseph, dirigé par les Frères des écoles chrétiennes. On retrouvait dans le groupe Guy Villers, Pierre Stas, Gilbert Debatice et un pianiste talentueux : Louis Deprez. 

En 1947, on inaugura le cinéma Fontainebleau-Ecran qui ne dura que quelques années (fermé en 1953). L’entrée se faisait également par le long couloir en escaliers.

                                                                                                                             Joseph Deleuse


                                         Charbonnage Bonne-Fin à Sainte-Marguerite


Une photo prêtée par Fernand Moxhet: un vieux commerce de la rue Ste Marguerite. Les figures sont sérieuses et figées car l'appareil fait des poses assez longues. Le photographe dit: ne pas respirer, ne pas bouger




                                        Ravitaillement pendant la guerre 14-18



                                             Explosion du char le 7 septembre 1944 à Fontainebleau



                                         Sainte-Marguerite en 1913


                                            " Les Bûches Chantantes "


Cet article et ces documents ont été fournis par Joseph Deleuse



                                    " La Meuse ", vendredi 11 juillet 1873

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