mardi 12 février 2019

Le quartier Sainte-Marguerite en 1886




- « La Meuse », samedi 9 janvier 1886
Une mesure qui sera bien appréciée du public : des carnets de 20 coupons à prix réduit sur le tramway Est-Ouest

- « La Meuse » lundi 22 février 1886
L’Ouvroir de l’Ouest compte plus de 150 membres grâce à la direction intelligente et dévouée de Melle Phina Marneffe


- « La Meuse », mardi 23 mars 1886
Les manifestations anarchistes. Des patrouilles de police et de pompiers furent envoyées au Haut-Pré, rue En-Bois, rue Ste-Marguerite



- Mercredi 24 mars 1886
Panique à Ste-Marguerite. Des prétendus anarchistes seraient descendus sur le quartier



- Mercredi 24 mars 1886
Le chauffoir public de la place St-Séverin

-  Mercredi 30 mars 1886
Après quelques jours de fortes perturbations à Sainte-Marguerite, la houillère Bonne-Fin retravaille avec un trait important



-  Mardi 6 septembre 1886
Il y a un établissement rue Mont-St-Martin dirigé par des sœurs où se trouvent actuellement 100 enfants



-  Lundi 20 septembre 1886
Prix aux charbonnages de Bonne-Fin : houillères Ste-Marguerite – houillère de l’Aumônier – houillère du Baneux

-  Jeudi 23 décembre 1886
Le conseil communal de la Ville de Liége vient de livrer les appellations des rues nouvelles au quartier de l’Ouest : rue de l’Académie – rue des Anglais – Impasse de l’Espérance – Impasse Graindor – rue Toussaint Beaujean – rue Lacroix – rue Counette – rue Lemille,  les quatre dernières étant un hommage à quatre de nos bienfaiteurs 


Merci au journal «  la Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège


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En bonus :

- Audition des houilleurs liégeois en 1886 :


lundi 11 février 2019

La tragédie du 7 septembre 1944 à Hocheporte et Fontainebleau





Au carrefour Fontainebleau


A Hocheporte


Denise Moreau Je me souviens . J’avais 6 ans et l’explosion a été ressentie même chez nous Montagne Ste Walburge. Après j’ai été voir ces dégâts avec mon grand père.

Lucie Heeroma J’avais 11 ans et je m’en souviens comme si c’était hier.La droguerie et la pharmacie Jansens avaient propagé le feu de part et d’autre du carrefour et les moyens des pompiers étaient en fin de guerre rudimentaires d’où d’énormes dégâts.Explosion plus incendie.



Monument Maurice Waha






Cette photo représente l'intérieur d'un Goliath Sd. Kfz. 303.
La flèche indique le sens de déplacement de l'engin.

1 : Structure du véhicule 2 : Chenilles 3 : Galets de retour 4 : Roue de route 5 : Barbotin 6 : protection de transmission 7 : Galet tendeur de chenille 8 : Plaque de blindage 9 : Anneau de remorquage 10 : Point de fixation pour le transport 11 : Moteur deux-temps de 703 cm3 12 : Deux embrayages 13 : Ventilateur de refroidissement du moteur 14 : Réservoir de carburant (6 litres) 15 : Câble de commande (3 brins) 16 : Enrouleur du câble de commande (650 m) 17 : Guide du câble de commande et protection 18 : Piles électriques 19 : Emplacement de la charge explosive
Indications fournies par Daniel Roujob

Les tragédies de Fontainebleau, Hocheporte et du Cadran.
(07 / 09 /1944 vers 15h.30)

Face à la progression des Alliés, les Allemands mirent en place un dispositif visant à retarder la libération de la ville. Les habitants de la rue Sainte-Marguerite avaient remarqué une activité inhabituelle. Depuis quelques jours, des tanks allemands stationnaient dans les rues, d’autres plus petits s’étaient mis en place dans la cour de l’école communale toute proche. Les Allemands s’affairaient autour de leurs tanks. Les canons braqués vers le centre de la ville ne laissaient aucun doute sur le but de la manœuvre.
Dès le début de l’après-midi, les tanks quittèrent leur emplacement. Le premier s’arrêta au bas de la rue de l’Académie pointant le haut de la rue.
Le deuxième se plaça en plein milieu de la chaussée au niveau de la place des Bons Enfants. Selon l’orientation du canon, la rue saint-Séverin était visée.
Vers 15 h.30, le troisième char dévala rapidement la rue Sainte-Marguerite. Il se plaça non loin de l’un des deux tanks. Un officier allemand en sortit. L’officier – sans doute au courant de l’arrivée imminente des Américains – donna des ordres au conducteur du char. Son char – le plus important des trois – rejoignit la place Saint-Lambert. Pendant ce temps-là, un des deux tanks retourna en vitesse vers la rue Sainte-Marguerite. Non loin de la rue Hullos, des soldats sortirent rapidement de l’engin blindé. Ils allèrent activer un petit char. Ce travail terminé, ils rentrèrent rapidement dans leurs engins, qui après un demi-tour rapide vinrent se placer rue Léon Mignon.
Le petit char, appelé Goliath, était radioguidé. L’intérieur était bourré de puissants explosifs. Il progressa en zigzagant vers Fontainebleau. Non loin de là, de nombreuses personnes en quête de ravitaillement faisaient la file devant un magasin. Ce jour-là, Maurice WAHA livrait, comme chaque jour, son charbon dans un charriot tiré par un cheval. En voyant arriver l’engin de mort, il comprit instantanément le massacre qui se préparait. N’écoutant que son courage, l’homme cria pour avertir la foule du danger. Personne ne porta attention à ses gesticulations car WAHA était très bien connu dans le quartier pour ses blagues et ses fariboles. C’était un joyeux boute-en-train. Au lieu de fuir pour ses protéger le courageux homme courut vers le Goliath. Il essaya d’arrêter le déclenchement des explosifs. Mais en vain, le char éclata. En un instant, il ne restait rien de celui qui venait de donner sa vie pour en sauver bien d’autres.
Malgré cet acte héroïque, de nombreuses personnes de la file furent tuées ou blessées. Six immeubles s’écroulèrent. A ce moment précis, le boulanger attendait de sortir les pains du four. L’effondrement de son atelier provoqua un incendie qui menaça de s’étendre au quartier. A l’emplacement où le char explosa, soit au carrefour des rues de Hesbaye, du Coq, Fraigneux et Sainte-Marguerite, la chaussée n’était plus qu’un immense trou.
Toutes les maisons du quartier furent secouées par une incroyable explosion. Les vitres volèrent en éclat sous le choc de la déflagration.
Quelques instants plus tard, le tank partit du carrefour des rue de l’Académie, de Bruxelles et des Anglais. Il s’arrêta à la hauteur du Musée de la Peinture. A partir de cet endroit, un allemand téléguida les déplacements d’un autre Goliath. Une quinzaine de maisons furent soufflées. Les vitres dans les rues de Campine, Hocheporte volèrent en éclat. Dans la rue de l’Académie, la voirie était jonchée des débris de vitres, de briques, de tuiles. Peu de maison du quartier étaient encore habitables.
Au Cadran, un troisième char sans conducteur sema la même terreur et la même désolation dans la rue de Bruxelles. L’explosion eut lieu sur les voies du tram, près de la rue Sylvestre. On en ressentit l’onde de choc jusque sur la place Saint-Lambert. L’explosion creusa un trou immense en plaine chaussée. Les environs n’étaient que désolation0

Pompiers et hommes de la D.P.A. furent immédiatement sur les lieux. Ils donnèrent sur place les premiers soins aux victimes les moins touchées. Les blessés gravement atteints étaient transportés aussi vite que possible vers les trois hôpitaux voisins : les Anglais, Saint-Joseph et Saint-Laurent.
Les services étaient débordés. On vit même un homme, le bras droit arraché, refusant toute assistance, courir vers Saint-Laurent.
Partout, ce n’était que tristesse et désolation. Durant des heures, ce fut un va-et-vient incessant de civières portant des victimes ensanglantées, aveugles, les membres coupés. La progression des secours était retardée par des pans entiers de maisons, d’éclats de vitres pulvérisées et de ferrailles qui jonchaient les rues.
Trente-trois morts furent identifiées le jour même de la catastrophe. D’autres décéderont durant les jours suivants.

(Texte de Marc MOISSE – « Liège libéré ! » - Editions du Molinay 2004 – pages 39,40 & 41)


Un article publié par Daniel Roujob sur la page Facebook  «  Souvenirs et mémoires de Liège » le lundi 11 février 2019.

jeudi 7 février 2019

Art Studio and Gallery rue St-Séverin




Ne manquez pas l'exposition de David DEWEERDT, accessible les jeudis, vendredis et samedis, de 15h30 à 18h30 ou sur RdV.
Plus d'infos en likant la page de la galerie :www.facebook.com/ArtStudioLiege